Le prénom

Le prénom est un des constituant principal de notre identité avec la date de naissance. Il n’est jamais choisi par hasard par nos parents et il y a toujours « une histoire » derrière ce choix qui devient un programme souvent inconscient donné à l’enfant.
Quand on souhaite chercher des informations dans le transgénérationnel, l’analyse du prénom est primordiale dans l’arbre généalogique du consultant.

 

  • Comment étudier un prénom

Il faut d’abord regarder si ce prénom existe déjà dans l’arbre généalogique, dans la branche maternelle ou paternelle.

Est-ce le prénom d’un grand père, d’une grand mère, ou autre ? Si il n’y a pas de concordance, on peut alors aller chercher ailleurs que dans l’arbre : parrain, marraine, amis, amant…

Si le prénom existe chez un aïeul , cela exprime alors la réaffirmation d’une identité. Il est donc important d’aller chercher des informations sur cet aïeul comme son métier, son mariage, sa filiation, ses revenus, son âge critique…

Choisir un prénom qui existe dans l’arbre signifie un processus de fidélité ou encore de loyauté envers les ancêtres directs. Mais cette loyauté envers la famille peut parfois empêcher de se différencier.

 

  • L’héritage d’un prénom fantasmé

Un parent peut choisir un prénom d’un être admiré ou aimé secrètement. En le donnant à son enfant, c’est une demande secrète à l’enfant de devenir ce personnage. C’est par exemple, le cas de Thomas qui a hérité du prénom d’un ami de sa mère dont elle était amoureuse et qui était médecin. Ici, la profession est très valorisée et se rajoute à l’aspect amour secret. Si le consultant ne répond pas par des études de médecine à la demande cachée de sa mère, il peut avoir à vivre des difficultés dans sa vie professionnelle. Toutefois, sans pour autant devenir médecin, il peut s’intéresser aux soins aux autres par d’autres méthodes.

C’est le cas aussi des prénoms issus d’un héros de roman, d’un film ou d’une célébrité.

Il est important que le consultant lise alors ce roman ou connaisse la vie de ce personnage pour comprendre le type de destinée souhaitée et programmée par le parent qui a choisi ce prénom.

On peut donner l’exemple de la chanteuse Lara Fabian dont le prénom a été choisi par sa mère dans le film « Le Docteur Jivago ». L’héroïne se nomme Lara et la musique du film « la chanson de Lara « est devenue très célèbre. De plus, le nom Fabian est celui d’une actrice française célèbre, Françoise Fabian. On peut penser que le succès de Lara Fabian est porté par son patronyme, c’est une sorte de lignée symbolique. Si en plus, elle a été encouragée par son entourage alors la réussite est fort probable.

 

  • Le prénom d’un enfant mort

Une configuration particulièrement difficile à vivre est de porter le prénom d’une personne morte avant sa naissance, comme si le consultant devait le remplacer. Le consultant est comme chargé de poursuivre l’existence du frère ou de la sœur morte prématurément par exemple. C’est une situation très compliquée à vivre, souvent douloureuse pour le consultant car il a beaucoup de mal à vivre pour lui. Ici, le travail de psychothérapie va vraiment l’aider à se libérer de « cet autre » qui prend toute la place, pour se retrouver lui -même et enfin vivre la vie qui lui correspond.

 

Il y a beaucoup à étudier dans un prénom et cela peut apporter beaucoup d’informations sur le vécu d’un patient.

Donner un surnom permet parfois d’échapper à la filiation de cette identité et de se différencier. Mais dans tous les cas, le choix du prénom d’un enfant n’est jamais anodin.