Se guérir autrement

 

Cette citation de Platon illustre parfaitement le livre de Marie Lise Labonté , « Se guérir autrement c’est possible ; Comment j’ai vaincu ma maladie ». Elle raconte son évolution psychologique face à sa maladie, l’arthrite rhumatoïde,  les étapes qu’elle a traversées et les prises de conscience progressives qui lui ont permis de retrouver la santé.

 

Dans un premier temps, elle explique qu’elle a  lutté contre sa maladie, par peur de  ressentir la douleur, ce qui l’a mise dans un état dépressif persistant . Elle a rencontré la peur, la tristesse, le désespoir, la colère contre la maladie.

Puis elle a tenté de fuir la maladie. Etre malade donnait un sens à son existence et  finalement la rendait presque heureuse. Elle était reconnue comme étant victime et donc acceptait mieux cette position de malade. De cette façon, elle pensait sortir de la programmation familiale.

Enfin, quand elle  s’est sentie vraiment seule face à sa maladie,  elle a commencé  à chercher une solution.

« Vous seul avez la clé de comprendre le corps que vous habitez, mais l’habitez- vous ?  »                    Marie Thérèse Bertherat

 

Marie Lise Labonté comprends qu’elle est morcelée. Elle a donné sa tête au psychologue, son corps aux médecins et son coeur à ses parents.

  • L’antigymnastique

Avec l’aide de MT Bertherat, elle entreprends de travailler avec son corps, par le mouvement et la relaxation,  à la place des médicaments. Le plus douloureux dit-elle, n’est pas la douleur mais de refuser de cette douleur. Le plus dur, c’était d’aller à la rencontre de ce qui faisait mal, du corps vers l’esprit, pour guérir. Elle comprends que le médicament qui lui évite d’avoir mal, l’emmure dans sa douleur qui devenait  de plus en plus destructrice : son système immunitaire baisse  et l’attire dans le désespoir.

  • Les cuirasses

La maladie ne se développe jamais seule, elle est soutenue par son milieu. La maladie est donc une compensation  à ce  système douloureux. Le but est alors d’ enlever les protections ou les barrages pour retrouver l’auto- guérison que le corps peut faire naturellement. Ces barrages, elles les nomment  des « cuirasses ». C’est comme une carapace fabriquée inconsciemment, une protection contre les attaques, parfois  depuis la gestation. Ces cuirasses se développent par réflexes de survie. Pour guérir il faut passer à travers ses couches de protection pour retrouver le potentiel de vie.

  • La thérapie psychocorporelle

Les cuirasses sont maintenues par nos croyances, nos pensées limitatives qui nous enferment et aussi par des déchets chimiques ou synthétiques qui bloquent dans les cellules les traumatismes. La thérapie psychocorporelle aide justement à faire ce travail de prise de conscience des cuirasses et des barrages et à procéder à leur élimination par le système digestif.  Pour obtenir des transformations concrètes, il faudra  défaire les croyances,  les peurs et éliminer  les déchets (toxiques, synthétiques, …)  au cours de chaque séances de thérapie afin que la régénération puisse se faire.

 

 

 

L’eau, la matrice du vivant


L’eau est l’élément le plus important de notre planète puisqu’elle recouvre 70% de la surface du globe.
L’histoire de la vie s’est déroulée a 90% dans les océans et la première forme de vie sur notre planète, la première cellule se développe dans l’eau de mer.  Cette eau marine bénéficie de différents apports : le soleil, le brassage par les courants, la lune, des composants chimiques, des sels minéraux.. En définitive, cette eau est chargée d’informations diverses.

De même, nous les humains, nous nous développons pendant 9 mois de gestation dans l’eau, une eau qui a des  composants identiques à l’eau marine.
Et comme  notre planète, le corps humain est constitué de 70% d’eau. Et 99% des molécules constituant notre corps sont des molécules d’eau H2O.

  • La base de la vie, c’est l’eau

L’eau a un rôle fondamental pour préserver la santé. C’est elle, en effet, qui permet de réaliser toutes les fonctions de l’organisme : digestion des aliments, circulation du sang, élimination des déchets, régulation de la température interne, etc… Lorsque nous nous coupons le doigt, les liquides organiques amènent vers la coupure les éléments nécessaires à la cicatrisation. C’est physiologique et naturel.

Nos larmes sont salées parce que tout notre organisme est imbibé d’une eau légèrement salée nécessaire au bon fonctionnement de nos cellules. Nous avons besoin de sels minéraux dissous dans l’eau pour vivre. Et tous les sels minéraux présents dans l’eau de mer le sont dans des proportions similaires à celle des liquides extra-cellulaires et du plasma sanguin de l’organisme humain. C’est ce que René Quinton appelait l’identité marine. L’eau est notre identité.

  • La digestion des émotions grâce à l’eau

L’eau est nécessaire au processus de digestion : De la salive dans la bouche aux sucs gastriques de l’estomac, du transport des nutriments par le sang jusqu’à l’élimination des déchets par les reins et le colon.
Nous avons donc besoin que notre eau circule pour que fonctionne notre système digestif ainsi que l’élimination et la régénération.

Notre estomac digère beaucoup de choses : des aliments bien sur mais aussi et on l’oublie souvent, les émotions.

Une peur,  un choc sont  vécus avec le corps : notre estomac se serre, nos poings se crispent, nos muscles se tendent.. L’eau de notre corps va s’imprègner et mémoriser la peur. Si notre système digestif ne fait pas le travail de digestion à la suite de ces peurs, celles-ci vont  continuer d’exister dans nos cellules et s’activer dés qu’une situation semblable se représente.
Les traumatismes vont s’inscrirent dans le corps sous forme de molécules de plus en plus compliquées et rigides. Ces molécules vont se déposer sur les membranes, les articulations, les nerfs, la lymphe, etc. et finir par bloquer la circulation de l’eau dans notre corps. Elles vont alors constituer des programmes de mémoires  douloureux et répétitifs.
Nous avons oublié que nous avions ce pouvoir de digestion des émotions négatives et donc de libération et de transformation de notre état émotionnel.

  • Digérer grâce au travail psychocorporel

Le travail de thérapie psychocorporel propose de retrouver ce pouvoir personnel de digestion des émotions, de libérer les mémoires cellulaires très anciennes, cela même quand les souffrances ont été héritées de nos parents et grands parents.
Retrouver son pouvoir de digestion des mémoires bloquées dans les cellules, c’est sortir de la dépression bloquée depuis longtemps et activer la transformation véritable.
C’est retrouver la joie de vivre.

Et comme il est dit dans le documentaire « Water, le pouvoir secret de l’eau » : « Rien dans le monde n’est plus souple et plus faible que l’eau. Mais pour enlever le dur et le fort, rien ne la surpasse. »

Qu’est ce qu’un bon thérapeute ?

Dans la multiplication des propositions thérapeutiques aujourd’hui, comment pourrait-on définir les qualités que devraient posséder tout thérapeute ?

Personnellement, je pense que l’on naît thérapeute et que notre  vie nous propose toutes les expériences nécessaires pour développer nos qualités innées et acquises.

  • Le chemin de vie du thérapeute

En effet, le chemin parcouru par le thérapeute lui-même  dans sa vie puis dans l’exploration de son vécu est primordial. Lorsque vous accompagnez un patient dans un désespoir, il faut pouvoir  supporter cette énergie de vide. Si vous l’accompagnez dans de la rage, il faut pouvoir l’entendre sans pour autant être bousculé par cette violence.

Le thérapeute doit avoir traversé et digéré suffisamment de choses pour être au clair avec lui même. Cette maturité, doublée de bienveillance lui permettront de se tenir solidement auprès du patient. En réalité, un thérapeute ne peut amener ces patients que là où il a été lui même. Plus il a travaillé sur lui, plus il a analysé son histoire personnelle et transgénérationnelle, plus il a exploré l’histoire de sa fécondation, de sa gestation et de sa naissance,  plus il pourra comprendre et aider son patient à se libérer. C’est aussi ce qui lui permettra de faire son travail de thérapeute  sur la durée.

  • La compassion

Il s’agit d’entendre les souffrances du patient sans jugement, avec bienveillance, dans une attitude de compassion sans être bouleversé.  La définition de la compassion étant de comprendre les douleurs d’autrui sans pour autant se laisser embarquer par ses douleurs.  (Contrairement à l’empathie qui induit que l’aidant s’implique émotionnellement dans les souffrances de l’autre).

  • La confiance

Dans cette relation patient/thérapeute,  la confiance est elle aussi, très importante. L’efficacité des soins dépend en grande partie de la confiance que le patient accorde au thérapeute. Cette confiance implique qu’il acceptera de lâcher prise, qu’il cessera de se défendre pour accepter de prendre conscience et de ressentir dans son corps.

Il est aussi important que le patient parle vrai, s’implique et s’engage dans la thérapie. Une personne qui vient tout en mettant en doute la technique proposée  ou qui interrompt la thérapie face à la 1ere résistance ne permettra jamais au thérapeute de l’aider vraiment…C’est d’ailleurs toujours important d’en faire prendre conscience au patient pour son évolution future car la réalité,  c’est que pour l’instant, il refuse d’être aidé ou de prendre conscience !

  • Les résonances 

Chaque patient exprime une  histoire différente qui  touche plus ou moins le thérapeute. D’une façon générale, un thérapeute va souvent attirer à lui des patients qui ont des histoires ressemblantes à la sienne ou qui ont des aspects similaires. Cela signifie aussi que l’on accompagne mieux ce que l’on connaît bien. D’où l’importance pour le thérapeute de bien avoir travaillé sur lui auparavant et de façon continue.

 

Etre soi-même

 

 

A l’heure où nous sommes tous connectés les uns aux autres par divers media, où l’information circule à grande vitesse, il est de plus en difficile de ne pas se laisser emporter par la pensée dominante.

Dans ce grand brouhaha d’informations choquantes, surprenantes, confuses et  qui va souvent toujours dans le même sens, il est devenu complexe de se faire son idée propre en prenant de la hauteur. Heureusement, si l’on cherche vraiment, on peut trouver sur internet des explications, des points de vue différents et éclairants.

Mais qu’en est- il ensuite de notre capacité à affirmer nos idées quand elles sont à l’opposé de la bien-pensance, des conventions ou tout simplement, des habitudes ?  Souvent, cela nous expose à des railleries, des moqueries,  parfois un peu méprisantes. Je me souviens, il y a 25 ans quand je m’exprimais sur l’importance  de manger naturel et biologique, on me prenait souvent de haut. Aujourd’hui, il est évident pour beaucoup qu’il est important pour notre santé d’éviter les produits chimiques, colorants, conservateurs et de consommer des produits qui ont poussés dans notre région, voire même si possible,  de faire pousser ses légumes dans son potager. Des scandales sanitaires ont depuis confirmés l’évidence pour préserver la santé de cela. 

« Etre soi même quand tout nous pousse à être comme tout le monde » demande une affirmation de soi, le courage d’être différent et d’assumer, sans baisser la tête, cette différence. Avoir la patience de s’expliquer mais parfois aussi …. laisser dire. Quand l’interlocuteur n’est pas prêt a ouvrir son esprit et sa conscience, alors  mieux vaut se retirer et attendre que les choses mûrissent pour éviter des fâcheries inutiles. Car elle finiront toujours par murir. Cela demande parfois aussi d’accepter de perdre un peu en sachant que l’on gagnera plus tard. 

Mais si l’Amour est derrière nos convictions, si l’Amour est notre moteur, alors il faut garder confiance et rester patient. Car c’est de toute évidence,  la voie juste pour nous. Celle qui nous récompensera de nos efforts. Et qui finira par fleurir dans tous les coeurs. 

 

 

 

Ressentir

Nous connaissons tous nos cinq sens dont notre corps est pourvu : l’ouïe, l’odorat, le goût, la vue et le toucher. Ils sont dotés d’influx nerveux, d’organes sensoriels, d’os, qui transmettent des vibrations et des informations à notre cerveau qui se charge de les analyser et de les comprendre.

Grace à nos sens, nous pouvons ressentir dans notre corps diverses émotions et de multiples sensations qui vont nous informer plus précisément sur la nature de l’expérience que l’on est en train de vivre : Plaisir ou douleur.

  • Développer nos ressentis

Le travail de psychothérapie lié au corps va permettre de libérer nos sens, d’en développer leur capacité et de se reconnecter à ces multiples informations qui nous traversent. C’est une façon de développer nos sensations personnelles et d’augmenter notre communication non verbale avec les êtres vivants, humains, animaux mais aussi les végétaux et parfois le minéral.

  • Mine d’informations

Augmenter et développer nos ressentis corporels est d’un grand intérêt pour nous les humains car ils nous permet d’avoir accès à des informations que le mental nous coupe.
Par exemple, l’intuition, c’est souvent une première pensée, fulgurante, qui arrive avant les préjugés, le raisonnement. Elle n’est accompagnée d’aucune émotion et on ne peut pas l’expliquer ou la justifier. Malheureusement, on l’écoute rarement car le mental prend rapidement le dessus en nous faisant croire que c’est n’importe quoi, ou que c’est impossible.
Mais l’intuition peut aussi s’exprimer par le corps. A l’occasion d’une rencontre ou d’une nouvelle expérience, on peut ressentir dans son corps la joie, l’enthousiasme, ou alors la peur dans le ventre, une angoisse au plexus. Ces informations en réalité nous préviennent de la suite et nous disent Go, Stop ou Prudence !!

  • Lâcher le contrôle du mental

Finalement, l’important est d’essayer de lâcher le contrôle et la lutte dans le mental pour laisser parler nos ressentis corporel et intuitifs. Cela peut nous guider vers de très belles expériences qu’on hésiterait à tenter…ou nous éviter des échecs douloureux.
Toutefois, l’échec serait quand même positif car il serait utile aux prises de conscience concernant notre fonctionnement personnel.
Pour lâcher le contrôle mental, il convient d’apprendre à revenir dans son centre, dans son ventre. La méditation est une aide, le sport en est une autre,…
Il faut parfois reconnaître en conscience notre peur de ressentir dans notre corps. Peur de ressentir la peur, peur de ressentir la douleur, peur de ressentir trop de plaisir. Dés lors, avoir  conscience de notre peur de ressentir permet de défaire cette peur, de la neutraliser et donc pouvoir accéder plus souvent à nos ressentis.

Notre naissance impacte notre vie

Dans une thérapie, la naissance est une phase essentielle de la vie d’un individu.

Nous constatons souvent comment le comportement d’un adulte est impacté fortement par les événements vécus lors de sa naissance. Plus en détail, nous pouvons analyser le temps de la gestation, le moment de l’accouchement, et l’accueil qui a été réservé au bébé dans ses premières heures de vie ainsi que les peurs et les traumatismes qui persistent.

  • Le temps de la gestation

Durant la grossesse, les émotions de la maman vont imprégner le bébé. Tout ce que vit la maman est ressenti et intégré par le bébé. L’agréable, comme l’amour, la tendresse, la joie de vivre mais aussi les émotions pénibles de peurs, de désespoir ou colère.

C’est l’exemple d’Alexandra  dont la mère se retrouve obligée de se séparer de son fils âgé de 10 ans au moment où elle tombe enceinte d’ Alexandra. Cette séparation est vécue par la maman comme un déchirement et elle va pleurer plusieurs mois durant de tristesse et de désespoir de ne plus voir son fils et de le voir souffrir. Alexandra  sera une petit fille pleine de vie, un peu rebelle, puis en grandissant,  qui deviendra de plus en plus triste et vivra à son adolescence une période de dépression inexpliquée et durable. Il faudra à Alexandra un travail psychothérapeutique corporel assez important pour comprendre l’origine de cette tristesse et enfin s’en libérer.

  • La naissance,  c’est l’accouchement

Le moment de la naissance est très important pour l’individu. C’est la première séparation  et le premier grand passage de la vie vécu par un humain.  Afin de vivre, il doit absolument sortir de l’utérus de sa mère et de l’eau  pour passer dans l’air et devenir un sujet indépendant. Suivant les évènements  qui se passent à la naissance, les transitions importantes et les séparations dans la vie du futur adulte seront sur le même mode la plus part du temps.

Ainsi, si l’on reprends l’exemple d’Alexandra,  sa fécondation vient 10 ans après celle de son frère, donc après un grand temps d’attente chez les parents. En revanche, sa naissance est très rapide et très facile pour sa maman.  Alexandra, dans sa vie d’adulte, devra souvent attendre longtemps que les changements importants se mettent en place et apprendra la patience.  D’ailleurs, on retrouve aussi  des cycles de 10 ans dans sa vie qui font intervenir les grands changements attendus.  En revanche, quand les choses sont mures et qu’elle a décidé de transformer sa vie, elle est ultra rapide. Les séparations sont rapides et nettes, les évolutions de vie sont franches et intègres comme à sa naissance.

Les naissances aujourd’hui sont  souvent programmées par des produits synthétiques afin d’arranger le planning du médecin ou de la maman. Le rythme du bébé, son désir de vivre n’est alors pas respecté et on l’oblige à naitre à un moment qui ne lui convient pas forcément. Cela peut amener l’adulte à se sentir toujours dérangé dans ce qu’il fait, comme si ce n’était jamais le bon moment pour lui.

Les césariennes sont aussi des naissances qui vont aller « chercher » le bébé. On peut retrouver parfois chez ces adultes, des comportements d’attente, ils attendent qu’on vienne les aider ou faire à leur place, sans efforts.

  • L’accueil du bébé à sa naissance

 Une fois ce passage difficile et éprouvant de la naissance effectué, le bébé a besoin de se sentir  apaisé, accueilli et sécurisé par la tendresse de ses parents, par leurs bras rassurants et réconfortants et regardé par le regard aimant de sa maman.

Quand tout cela manque, quand le bébé est séparé rapidement des parents, mis en pouponnière par exemple, le bébé futur adulte va apprendre à se méfier des  transitions. Il aura souvent peur de changer sa vie par peur de se retrouver seul et abandonné. Tout comme un enfant mis en couveuse à la naissance, il est séparé très vite  pour se retrouver dans un environnement austère et sans chaleur humaine. Il va vivre la solitude et peut-être ressentir l’abandon. Il va mettre en place une lutte pour vivre qui deviendra une habitude de vie. Cela peut amener le futur adulte à souvent lutter contre différentes situations de vie par peur de lâcher prise, par peur des  transformations.  Les changements pourront être  difficiles et douloureux.

Connaître le déroulement de sa naissance permet de faire un travail de conscience sur soi et de transformer souvent des fonctionnements douloureux qui nous freinent dans la vie professionnelle ou affective. Il convient alors de questionner les parents sur le sujet pour obtenir des informations sur notre histoire personnelle.

Le prénom

Le prénom est un des constituant principal de notre identité avec la date de naissance. Il n’est jamais choisi par hasard par nos parents et il y a toujours « une histoire » derrière ce choix qui devient un programme souvent inconscient donné à l’enfant.
Quand on souhaite chercher des informations dans le transgénérationnel, l’analyse du prénom est primordiale dans l’arbre généalogique du consultant.

 

  • Comment étudier un prénom

Il faut d’abord regarder si ce prénom existe déjà dans l’arbre généalogique, dans la branche maternelle ou paternelle.

Est-ce le prénom d’un grand père, d’une grand mère, ou autre ? Si il n’y a pas de concordance, on peut alors aller chercher ailleurs que dans l’arbre : parrain, marraine, amis, amant…

Si le prénom existe chez un aïeul , cela exprime alors la réaffirmation d’une identité. Il est donc important d’aller chercher des informations sur cet aïeul comme son métier, son mariage, sa filiation, ses revenus, son âge critique…

Choisir un prénom qui existe dans l’arbre signifie un processus de fidélité ou encore de loyauté envers les ancêtres directs. Mais cette loyauté envers la famille peut parfois empêcher de se différencier.

 

  • L’héritage d’un prénom fantasmé

Un parent peut choisir un prénom d’un être admiré ou aimé secrètement. En le donnant à son enfant, c’est une demande secrète à l’enfant de devenir ce personnage. C’est par exemple, le cas de Thomas qui a hérité du prénom d’un ami de sa mère dont elle était amoureuse et qui était médecin. Ici, la profession est très valorisée et se rajoute à l’aspect amour secret. Si le consultant ne répond pas par des études de médecine à la demande cachée de sa mère, il peut avoir à vivre des difficultés dans sa vie professionnelle. Toutefois, sans pour autant devenir médecin, il peut s’intéresser aux soins aux autres par d’autres méthodes.

C’est le cas aussi des prénoms issus d’un héros de roman, d’un film ou d’une célébrité.

Il est important que le consultant lise alors ce roman ou connaisse la vie de ce personnage pour comprendre le type de destinée souhaitée et programmée par le parent qui a choisi ce prénom.

On peut donner l’exemple de la chanteuse Lara Fabian dont le prénom a été choisi par sa mère dans le film « Le Docteur Jivago ». L’héroïne se nomme Lara et la musique du film « la chanson de Lara « est devenue très célèbre. De plus, le nom Fabian est celui d’une actrice française célèbre, Françoise Fabian. On peut penser que le succès de Lara Fabian est porté par son patronyme, c’est une sorte de lignée symbolique. Si en plus, elle a été encouragée par son entourage alors la réussite est fort probable.

 

  • Le prénom d’un enfant mort

Une configuration particulièrement difficile à vivre est de porter le prénom d’une personne morte avant sa naissance, comme si le consultant devait le remplacer. Le consultant est comme chargé de poursuivre l’existence du frère ou de la sœur morte prématurément par exemple. C’est une situation très compliquée à vivre, souvent douloureuse pour le consultant car il a beaucoup de mal à vivre pour lui. Ici, le travail de psychothérapie va vraiment l’aider à se libérer de « cet autre » qui prend toute la place, pour se retrouver lui -même et enfin vivre la vie qui lui correspond.

 

Il y a beaucoup à étudier dans un prénom et cela peut apporter beaucoup d’informations sur le vécu d’un patient.

Donner un surnom permet parfois d’échapper à la filiation de cette identité et de se différencier. Mais dans tous les cas, le choix du prénom d’un enfant n’est jamais anodin.