L’eau, passeuse de conscience

Notre physiologie repose sur l’eau

Dans la thérapie psycho-corporelle que je propose, l’eau de notre corps est la base du travail.
En effet, la première forme de vie sur terre, la première cellule, est apparue dans l’eau. Le foetus humain, lui aussi, se développe dans l’eau (le liquide amniotique) et le corps humain est composé essentiellement de molécules d’eau. (99%)
L’eau est donc notre origine et notre identité. On en déduit alors que l’eau est le support de la conscience et donc de notre âme.
C’est pourquoi nous devons nettoyer, dépolluer et libérer l’eau de notre corps de tous les déchets toxiques accumulés pour que la vie circule plus facilement en chacun de nous. Plus notre eau est libre et circulante, plus nous sommes en connexion avec notre âme, et donc , plus nous pouvons donner un véritable sens à notre vie.

Un article diffusé par INREES reprend ces affirmations en utilisant d’autres termes, plus scientifiques en lien avec la physique quantique…en voici un extrait.

 » L’apparition de la conscience au cœur du vivant reste un mystère à élucider. Pour le Pr Marc Henry, l’eau, composante majeure de nos physiologies, pourrait détenir des clés surprenantes.

L’eau participe forcément à l’apparition de notre conscience », révèle Marc Henry, professeur de chimie à l’université de Strasbourg et chercheur associé au CNRS. La vie est née dans l’eau et celle-ci est bien plus qu’un simple liquide corporel. Composante majoritaire et intime de notre être, elle fait non seulement 70 % de notre poids – soit les 3/4 de notre corps – mais « elle compte pour 99 % du nombre de molécules qui composent nos cellules », souligne ce spécialiste de l’eau. Plus petites en taille, écrasantes en nombre, les molécules d’eau sont notre matière première fondamentale.

Pourtant, nos modèles de compréhension du vivant sont souvent envisagés de manière anhydre. Nous représentons par exemple l’ ADN sans les millions de molécules d’eau qui la structurent – et sans lesquelles son fonctionnement est altéré. « Il faut non seulement remettre l’eau au cœur du vivant mais au centre du débat sur la conscience. Si nous sommes faits essentiellement d’eau, celle-ci joue forcément un rôle dans l’émergence de nos capacités psychiques », appuie Marc Henry.

H2O fait des vagues

Fuyant la solitude, H2O cherche constamment à tisser des liens. Zoomer sur une goutte d’eau est comme regarder une ruche au moment de son activité la plus intense. Ca grouille de connections qui se font, se défont, se refont toutes les 10-12 secondes. C’est d’une rapidité extrême. Et c’est là que l’énigme affleure. Au cœur de cette plasticité relationnelle incroyable, apparaissent des phénomènes de synchronisation déconcertants. Tels les poissons d’un banc agissant à l’unisson, les oiseaux d’une volée homogène, nos molécules d’eau vont parfois opérer de manière coordonnée. En un instant, elles se mettent toutes à s’orienter dans la même direction et à avoir le même comportement. « En physique quantique des champs, cela s’appelle une cohérence de phase : un nombre de molécules d’eau, impossible a compter car fluctuant, se comporte comme un groupe cohérent pendant un certain temps », détaille le Pr Henry. Nos molécules d’eau semblent surfer sur des vagues invisibles. (…)

la suite se trouve sur :
http://www.inrees.com/articles/Eau-passeuse-conscience/

Le Principe d’Abondance

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Nous entendons souvent parler du concept d’abondance sans savoir comment l’attirer à soi. Voici une petite méthode pour le mettre en pratique, pour savoir comment laisser la place à l’abondance en soi.

Ce texte, extrait du « Jardin de Jeoliah » est rédigé à partir du livre de Joseph Newton « The Principle of Emptiness »

Joseph Newton :
Avez-vous l’habitude de conserver des objets inutiles, en pensant qu’un jour, qui sait quand, vous pourriez en avoir besoin ?
Avez-vous l’habitude d’accumuler de l’argent et de ne pas le dépenser parce que vous pensez que vous pourriez en manquer dans l’avenir ?
Avez-vous l’habitude de mettre en réserve des vêtements, des chaussures, des meubles, des ustensiles et autres fournitures domestiques que vous n’avez pas utilisés depuis quelque temps déjà ?
Et en vous ?… Avez-vous l’habitude de garder des reproches, du ressentiment, de la tristesse, des peurs et plus encore ?

Ne le faites pas ! Vous allez à l’encontre de votre prospérité !

Il est nécessaire de faire de la place, de laisser un espace vide pour permettre à de nouvelles choses d’arriver dans votre vie.

Il est nécessaire de vous débarrasser de toutes les choses inutiles qui sont en vous et dans votre vie afin que vienne la prospérité.

La force de ce vide est une force qui va absorber et attirer tout ce que vous souhaitez. Tant que vous retenez matériellement ou émotionnellement des sentiments anciens et inutiles, vous n’aurez pas de place pour de nouvelles opportunités.
Les biens doivent circuler…

Nettoyez vos tiroirs, les armoires, les ateliers, le garage….
Donnez ce que vous n’utilisez plus…
L’attitude qui consiste à garder un amas de trucs inutiles enchaîne votre vie en bas. Ce ne sont pas les objets que vous gardez qui font stagner votre vie… mais plutôt l’attitude de garder…
Quand nous gardons en réserve, nous envisageons la possibilité du manque, de la pénurie…
Nous croyons que cela pourrait manquer demain et que nous ne serons pas capables de satisfaire ces besoins.

Avec cette idée, vous envoyez à votre cerveau et à votre vie deux messages :
Que vous ne faites pas confiance à l’avenir et que vous pensez que ce qui est nouveau et ce qui est meilleur ne sont pas pour vous.
Pour cette raison, vous vous réconfortez en conservant de vieux trucs inutiles.
Débarrassez-vous de ce qui a perdu ses couleurs et son éclat …
Laissez entrer chez vous et en vous-mêmes ce qui est nouveau…

C’est pourquoi, après avoir lu ceci…
Ne le gardez pas…
Faites-le circuler…
Puissent la prospérité et la paix venir à vous rapidement

La maison : incendie, inondation, cambriolage

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Nous avons tous été un jour confronté dans nos vies à un désagrément dans nos maisons, tel un cambriolage, une inondation ou un incendie. Ces évènements sont souvent vécus comme une injustice, une violence et il est toujours difficile d’y voir autre chose.

Comme tout à un sens, ici sur cette Terre, j’ai trouvé très intéressante l’analyse de J.Ph Brebion et je souhaite la partager avec vous. Elle pourra peut-être vous aider à mettre de la conscience sur ce que vous avez vécu.

Sandrine

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Le mois dernier, notre étude sur les événements liés la maison concernait le fait d’Acheter, Vendre ou Louer. Considérons aujourd’hui les problèmes de la vie domestique que sont un incendie, une inondation et un cambriolage.
« La Loi du Principe dans la vie quotidienne » (L’art de lire les signes de la vie, au quotidien).
Par Jean-Philippe Brébion

En lecture générale, ces problématiques parlent d’actions justes à poser afin d’exprimer notre créativité ; elles se relient donc à ce qui nous sollicite et agit en nous pour nous amener à être pleinement vivants.

Incendie de la maison

Au cours de mes séminaires au Québec, il est courant que je rencontre une personne me disant que sa maison est « passée au feu » ! En effet, de nombreuses maisons sont en bois dans ce pays et, là-bas, il s’agit d’un phénomène relativement courant.

Ce jour-là, par exemple, Gisèle nous raconte qu’elle a tout perdu, dans l’incendie de sa maison : objets personnels, fichier clients et outils de travail, tout ce qui était sa vie au quotidien.

Pour comprendre le sens d’un tel événement, voyons déjà ce que représente le Feu : c’est l’élément le plus fort, le plus intense. De fait, c’est le seul élément qui transforme tout ce qu’il touche en lui-même : que ce soit le papier, le bois ou même la pierre, au cœur des volcans. Dès que le feu touche quelque chose, il le transforme, sans restriction ni réserve. Dans le taoïsme, c’est la Joie. Le Feu est donc un élément qui ne fait aucune réserve : il sollicite la totalité, dans l’intensité.

Le Principe d’un incendie devient alors clair : il faut tout transformer sans restrictions ni réserves.
Par la suite, Lise qui a entendu cette lecture – et en parfaitement intégré le sens – a utilisé l’argent perçu de son assurance pour réaliser son plus grand rêve : faire le tour du monde !
Ce beau voyage lui a permis de faire des rencontres merveilleuses qui ont fondamentalement changé sa vie.

Inondation dans la maison

Que ce soit une simple fuite, une infiltration ou, plus exceptionnellement, une inondation, les problèmes liés à l’eau font, à un moment ou à un autre, partie du quotidien de la plupart d’entre nous.

Martine conceptrice dans une petite agence d’urbanisme est candidate à un concours dont le but est l’aménagement d’un espace public. Elle se sent tiraillée entre un projet très conforme à ce qui est attendu par la municipalité et un autre, beaucoup plus original, mais dont elle pense qu’il ne sera pas choisi par le conseil municipal.
Dans cette période, elle constate qu’une importante infiltration d’eau a inondée la chambre de son fils, située en sous-sol.

Comme nous l’avons fait pour le feu, voyons ce que représente l’élément Eau : non seulement elle prend la forme de son contenant, mais elle n’offre aucune résistance aux lois de la matière qu’elle rencontre. S’il y a une pente, elle s’écoule ; s’il y a un creux, elle s’installe en adhésion parfaite avec la forme proposée. Accueillir et adhérer exactement la réalité telle qu’elle est, ne s’apparente-t-il pas à l’énergie de l’amour inconditionnel sans restriction ?

En Bioanalogie, nos enfants se relient à notre création et le sous-sol de la maison parle de la profondeur de notre inconscient.

Qu’indique alors cette inondation ?

Elle propose à Martine d’aimer inconditionnellement ce qui se crée dans la profondeur de son inconscient, en d’autres termes, elle l’invite à comprendre qu’elle a à respecter et aimer son intuition, sans jugement.
Suite à notre rencontre, Martine a pris le risque de son idée folle … qui n’a pas été retenue.
Mais, le directeur d’une grande entreprise d’urbanisme, qui se trouvait parmi les membres du conseil municipal, a été séduit par l’originalité de son projet. Quelques temps après, il l’a donc contactée pour lui proposer d’être cadre dans son entreprise où elle s’épanouit désormais pleinement.

Cambriolage dans la maison

On vient de cambrioler votre maison ! C’est une surprise très désagréable qui peut sembler être le fruit du hasard. Mais nous savons que le hasard n’a pas cours dans nos existences, n’est-ce pas ?

Que vient chercher votre cambrioleur ?
Des « valeurs » !
Demandez-vous alors si vous êtes conscient de vos valeurs, si vous les prenez en compte dans votre existence.

Dans le Principe, se faire cambrioler est en effet l’expression de reconnaître et aller chercher ses valeurs au plus intime de soi, là où elles sont enfouies, pour les mettre à jour et les faire circuler. Sinon, quelqu’un le fera à l’extérieur, analogiquement. Donc, si cela vous arrive, cherchez honnêtement quelle richesse personnelle vous ne mettez pas en vie à ce moment-là.

Ce fut l’intéressant questionnement de Jérôme, brillant musicien autodidacte, lorsqu’il s’est fait voler tout son matériel de son, ainsi que sa précieuse collection de disques. Il se vivait alors en grande dévalorisation, particulièrement lorsqu’il se comparait aux professionnels de la musique issus de conservatoires et autres formations « officielles ».

En résumé, se faire voler quelque chose nous indique que l’on n’a pas pris conscience de sa valeur profonde et/ou que l’on ne sait pas faire circuler ses propres valeurs.

Cela change le regard que l’on porte sur un tel événement, n’est-ce pas ?

• En conclusion

Tout ceci nous permet de constater encore une fois que les signes de notre vie quotidienne sont nos meilleurs Maîtres !
La révélation et l’intégration du Principe de chaque événement nous permettent de contacter et de valider notre créativité. En dépassant le Pourquoi, nous expérimentons le Comment pour entrer dans la réalisation de notre propre vie.

De tout cœur
Jean-Philippe Brébion

contact@bioanalogie.com
http://www.bioanalogie.com
Article publié dans le N°13 de la revue NEOSANTE en Juin 2012

Le concept du continuum, A la recherche du bonheur perdu

Therapie-psycho-corporelle_bandeau4« Le concept du continuum, A la recherche du bonheur perdu »

de Jean Liedloff     –     Edition Ambre – 1er édition 1975 et révisée en 1985

Voici un livre très intéressant que je viens de lire et que je souhaite partager avec vous.

L’auteur  décrit les relations des indiens Yekwanas avec leurs enfants. Ces indiens portent constamment leurs enfants dans leurs bras jusqu’à ce qu’ils aient 8 mois,  leur assurant confiance et autonomie dans leur avenir. Ce livre fait le parallèle avec nos habitudes occidentales qui ont oublié beaucoup de leurs principes sages et naturels.

J’en ai rédigé un résumé afin de mieux appréhender son argumentation et les bienfaits dont nos bébés et futurs adultes pourraient bénéficier.

  • Au commencement

Alors qu’elle découvre l’Europe et l’Italie,  Jean Liedloff est invitée par hasard par deux italiens à se joindre à eux dans une expédition au Venezuela, une région traversée par la rivière Caroni. Elle saute dans l’avion qui va l’emmener a destination de la jungle, … l’harmonie à grande échelle.

Après huit mois de vie dans la jungle, elle se sent à l’aise avec les indiens Tauripans et la vie dans la nature.Ce peuple était heureux. Les enfants ne se battaient jamais, n’étaient jamais punis, obéissaient de bon cœur.

Lors de sa 2e expédition, elle rencontre les tribus Yékwanas et Sanemas dans le haut du bassin du Caura près de la frontière brésilienne, isolées du monde par la forêt tropicale. Ces indiens ne connaissent pas la tristesse et le mot « travail » n’existe pas. Aucune pression, aucune compétition dans leur fonctionnement ; juste le sentiment de répartir les tâches et d’allier les forces des uns et des autres. Ils économisent leur force en se concentrant sur leur tâche sans jamais fabriquer de pensées négatives.

Jean commencent alors à remettre en question certaines de nos croyances occidentales : le progrès est bon,  les loisirs sont plus agréables que le travail,   les enfants appartiennent à leurs parents,  la vie doit être régie par des lois… et met à jour le concept du continuum.

  •  Le concept du continuum

Au fil du temps, l’évolution des hommes s’est éloignée du cadre naturel qui l’avait si parfaitement adapté à la vie. Plus rapidement encore, au cours des dernières générations, les connaissances instinctives ont été remplacées par des doutes générés par la science et  l’intellect.

Cela s’applique aussi à nos comportements avec les  bébés. Dominés par notre intellect, nous ne savons plus ce qui est bénéfique et naturel.

Comment le corps d’un humain et son psychisme savent- ils répondre a l’avance à ses besoins ?

Le secret, c’est l’expérience. Ces expériences (qui  commencent dés la fécondation, dans la première cellule) ont permis l’adaptation à la température, à la nourriture, aux besoins nécessaires à la vie.  Et donc chaque nouvel individu qui nait dans un certain endroit de la Terre  reflète l’expérience qu’il s’attend à rencontrer.

Mais quand l’intellect prend le dessus et dicte ce qui est bénéfique, c’est la frustration et le manque qui émerge.

  •  La naissance

Dés sa naissance, le bébé n’est que sensations. Tous ses sens sont ouverts. Il vient de passer de l’eau à l’air, de l’utérus au berceau.  C’est un énorme changement.

Un nouveau né dans les bras de sa mère retrouve le contact in utéro, le mouvement de vie de la mère, la sécurité et ainsi,  le temps n’existe pas.  Mais dans un berceau, le bébé seul ne ressent plus aucun contact,  alors le temps dure  beaucoup plus longtemps et le désespoir puis la résignation s’installent.

A l’inverse, quand l’enfant est porté, il ressent un sentiment de plénitude. Pour la peau du bébé exposée pour la première fois à l’air, toutes les cellules nerveuses ont un besoin extrême de caresses, de douceur, d’amour.

Aujourd’hui, les jeunes mères lisent des livres  de méthode pour élever leur enfant. Elles ne font plus confiance ni à leurs compétences innées, ni aux signaux émis pourtant clairement par le bébé.

Et pourtant, s’il pleure, c’est qu’il est malheureux ! Et si la maman ne répond pas aux demandes d’amour et de contact du bébé, c’est le vide et le désespoir qui prennent la place.

Tous les sens du bébé vont s’adapter aux besoins et le système nerveux joue le rôle du programmateur. Et ce que ressent le bébé avant même de pouvoir penser détermine en grande partie sa vision future des choses.

  •  Le continuum des enfants Yekwanas

Dés sa naissance, le bébé indien est porté et emmené partout. Tout en dormant, il est dans l’action, parmi les voix des siens et dans le mouvement  du rythme journalier de celle ou de celui qui le porte. La phase des bras dure de la naissance à la marche à quatre pattes (8e mois). Durant cette période, il emmagasine de l’expérience. Il observe, il dort, il mange, il gazouille, détendu et passif. Sa vie pleine d’action est en accord avec la façon de vivre de ses ancêtres et répond aux attentes de sa nature. Cela permet à ces enfants d’être capables de  s’adapter et d’être à l’aise dans de très nombreuses circonstances.

Les naissances des bébés Yekwanas se passent sans traumatismes. Le bébé reste en contact étroit avec la mère , il est calmé par ses caresses, le cordon ombilical est coupé quand il a cessé de battre , la mère donne le sein a son petit sans attendre. C’est un moment très important  où se passent la rencontre et  l’attachement entre la mère et l’enfant.

  • Que se passe-t-il dans nos maternités occidentales ?

Naissance programmée par la chimie, utilisation d’instrument en acier, des spots lumineux éblouissants, des gants en plastique, du désinfectant très odorant, du bruit, de l’agitation… Puis l’enfant est séparé rapidement de la mère pour être pesé, lavé, examiné, testé… et enfin mis tout seul, dans un berceau, enveloppé par un vêtement sec (quand ce n’est pas dans une couveuse !).

L’enfant se réveille dans un lieu vide, il pleure, il appelle le contact, il hurle, puis épuisé d’appeler, il se rendort.

D’après diverses recherches, lorsque tout ce stimulus d’attachement à la naissance n’est pas permis, c’est une réaction de deuil qui s’installe. Dans l’histoire des naissances humaines, cela fait référence aux bébés morts-nés et la réaction psychobiologique est une réaction de deuil.

Après la naissance, c’est ensuite la peluche inerte, la tétine en caoutchouc ou le pouce qui devront compenser le vide  et la solitude causés par  le manque de contact et de tendresse de la mère.

Les mères demandent conseils à leur mère, « qui ont toujours fait comme cela » ou a « des hommes médecins », qui ont pris la place des sage- femmes au cours du 20e siècle,  qui n’auront jamais expérimenté l’accouchement de leur vie d’homme !

  •  Les conséquences de ces  violences à la naissance sont graves.

« L’indépendance et la maturation émotionnelle trouvent essentiellement leur origine dans la relation dans les bras. »

Quand le continuum n’a pas eu lieu, quand le bébé n’a pas été dans un contact tendre avec la mère dès la naissance, il est très difficile de se libérer de ce manque de la mère. C’est seulement par un travail assidu  et thérapeutique  que l’on peut essayer d’améliorer les choses.

Mais le contact corporel délicat et tendre est fortement handicapé.

Et ces besoins non satisfaits vont souvent entrainer d’importantes confusions entre sensualité et sexualité. La sexualité devenant la seule forme de contact et d’affection.

  • Grandir

L’enfant va toujours  agir en fonction de ce qu’on attend de lui.

Chez les Yekwanas,  la mère qui s’occupe de son petit est parfaitement détendue. Elle est réceptive et disponible à chaque moment ou son bébé vient vers elle sans pour autant interrompre ses tâches. Elle ne prends pas l’initiative des contacts et n’y contribue que passivement. C’est le bébé qui demande et qui reçoit toujours. Il est actif, elle est passive.

Les mères s’attendent à ce que le bébé soient de partout en sécurité. Les bébés n’ont pas de tendance suicidaire et possèdent toute une série de mécanisme de survie allant de leur sens à une forme de télépathie. L’ultime objectif des activités de l’enfant est de développer sa confiance en lui. Lui donner trop ou trop peu va à l’ encontre de cet objectif. Et il y a absence de toute forme de pressions sur les enfants. Jamais, les adultes n’essaient d’imposer leur volonté.

L’enfant est sociable de nature. Cette sociabilité innée est aux antipodes de nos croyances civilisées  selon lesquelles un enfant doit être modelé pour le sociabiliser. En occident, si la mère s’attend à ce que son bébé tombe, et comme le bébé  fait ce qu’on attend  de lui, il risque de se conformer aux peurs et appréhension des parents …(-ne laisse pas tomber l’assiette ! , Attention ! tu vas tomber ! -).

L’intellect propre à l’humain est capable de contredire sa nature évoluée et des aberrations apparaissent. En occident, c’est l’intellect, le mental  qui mettent la confusion.

En réalité, chez les Yekwanas, très peu d’accidents ont lieu dus aux dangers. Cela réside dans la prise de responsabilités de chacun. En occident, ce sont les adultes qui ont la charge de  veiller sur les enfants. Or, personne d’autre ne peut être plus constant et alerte que soit même. C’est ainsi que se forge la confiance en soi.

  •  La société

Pendant des millions d’années, avant que l’intellect de nos ancêtres ne réfléchissent à la mort, nous vivions dans le présent, comme les animaux, incapables de nous créer des soucis. C’est quand le choix devient possible qu’ apparait alors l’incapacité de bien choisir. Dès lors, le bonheur cesse d’être la condition normale de la vie et devient un but en soi.

L’homme peut survivre dans des conditions contraires au continuum mais au péril de son bien être sa joie son épanouissement. Il se crée des fossés entre les générations et il n’y a plus de fierté ni de volonté  à devenir vieux. Or pour que les générations s’enrichissent, il faut que les acteurs aient une personnalité  comblée.

  •  Conclusion 

L’enfant surprotégé et faible est un enfant  dont la prise d’initiative a été constamment usurpée par une mère bien trop attentionnée. Porter le bébé pendant  6 à 8 mois crée de la confiance en lui  et jette des  bases sécurisées de son intégration dans la société.

Souvent, la plupart des parents ignore ce qui fait le plus souffrir leur enfant,  ils ne comprennent pas l’agonie du bébé  laissé en pleurs, son terrible désir et les conséquences de cette souffrance à se bâtir une vie heureuse.

Alors, sans attendre de changer la société, nous pouvons déjà commencer à nous comporter différemment  et délicatement avec nos nouveaux nés.

La relation thérapeute – patient

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  • Confiance et douceur

Dans une thérapie psycho corporelle, il est important  qu’une relation de respect, de douceur et de non-jugement s’installe. C’est grâce à cette confiance que le patient pourra accepter d’aller explorer  les ressentis dans son corps et d’aller regarder ses cotés les moins agréables comme ses peurs, sa colère…

  •  Engagement et volonté

Il est aussi important que le patient comprenne l’importance de sa participation et de son engagement personnel dans un travail thérapeutique : le thérapeute seul ne pourra pas aller très loin.  On peut dire que chacun fait la moitié du chemin. Si le patient est dans l’attente que la libération vienne du seul fait du thérapeute alors le processus va vite patiner et ne pas libérer le patient comme il l’espérait.

C’est alors au thérapeute de mettre à jour cette résistance si c’est le cas, pour aider le patient à dépasser cette attente  de la  « solution magique  » provenant de la petite enfance.

  •  Les résonnances

Dans la thérapie psycho corporelle, l’invisible du  patient  dit beaucoup de choses que le thérapeute ressent, note et parfois explique  quand c’est nécessaire. Cette énergie invisible est la somme du vécu douloureux du patient qui peut se réactiver au cours de certains évènements vécus par le patient dans sa vie actuelle ou, aussi, au cours de la relation thérapeutique avec le thérapeute.  Le rôle du thérapeute est d’aider le patient en répondant à ces énergies inconscientes,  comme un « bon parent ».

Laurence est une femme de 54 ans. Elle se  sent seule et abandonnée par son mari. Elle dit  être invisible aux yeux des autres qui ne font jamais cas d’elle.  Elle est née d’une mère qui a fait un déni de grossesse et qui ne voulait pas d’un bébé à ce moment là. Petite, Laurence a toujours été considérée comme quantité négligeable par sa famille et on s’occupait très peu d’elle.  Lors des séances, quand Laurence se met à parler d’elle, une irrésistible envie de dormir saisie le thérapeute. Malgré des séances à des heures variables de la journée, la réaction du thérapeute est toujours la même. L’énergie de souffrance de Laurence était puissamment active et  elle s ‘était sentie tellement  inintéressante dans sa famille petite fille et adolescente que son champs énergétique invisible endormait les gens dés qu’ils s’intéressaient à elle et l’écoutaient.  

Heureusement, la conscience du problème par le thérapeute et le travail de thérapie ont peu à peu  changés cette situation au fil des séances jusqu’à disparaitre complètement.

  •  La résonnance négative

Une thérapie, c’est un miroir tendu au patient pour qu’il prenne conscience de ses fonctionnements et répétitions tout en faisant des liens avec son enfance, l’origine de ces fonctionnements toxiques.

Au début, le thérapeute est souvent considéré comme le parent idéal. Mais, il arrive parfois une période ou le thérapeute est vu comme étant très méchant.

C’est une phase très sensible dans laquelle le patient se sent revivre les mêmes injustices et les mêmes douleurs que dans son enfance. C’est souvent un moment ou le patient doit faire face à ce qu’il refuse de voir en lui, comme la violence ou la colère par exemple. Le thérapeute qui lui fait prendre conscience de cela par des explications devient alors  le « méchant ».

  •  Fuir par peur de soi-même

C’est un moment de la thérapie très délicat et très difficile pour le patient mais aussi pour le thérapeute. Parfois, le patient interrompt la thérapie brusquement sur ce malentendu. Ce n’est pas une bonne chose car le patient va partir avec la violence qui a émergée en lui et va se retrouver tout seul avec elle, sans pouvoir la comprendre, la transformer et la digérer. Par exemple, cette violence latente et inconsciente risque de provoquer des résonnances  avec  la violence d’autres personnes rencontrées et faire vivre des évènements très pénibles. Cela peut  aussi générer une maladie  car c’est le corps qui va parler et dire « les mots par des maux… »

De plus, cela maintient le patient dans l’idée que personne ne peut l’aider…et qu’il n’y a pas de solutions pour lui, que personne ne le comprends, comme avec ses parents dans son enfance.

Or, en réalité, tout ceci est une fuite du patient qui ne supporte pas l’idée qu’il puisse y avoir  de mauvaises choses en lui. Il est dans l’illusion de lui-même et il refuse de voir  la réalité…C’est souvent  une blessure d’orgueil.

Cela me rappelle l’histoire de Nathalie qui avait eu une enfance traumatisante par les énergies de folie de sa mère et de violence de son père. Quand Nathalie débute sa thérapie, elle est diabétique et  fait régulièrement des maladies plus ou moins graves.  Au cours d’une séance de  thérapie, Nathalie prend soudainement conscience que c’est la colère qu’elle a accumulée dans son enfance contre la violence de ses parents  qu’elle retourne contre elle sous forme de maladies. Nathalie ne supporte pas l’idée qu’il puisse y avoir de la colère et de la violence en elle.  Elle ne veut pas être « comme sa mère ». N’acceptant pas cette violence en elle, elle arrête brusquement la thérapie et refuse de venir une dernière fois en séance pour que le thérapeute puisse faire le point avec elle et surtout mettre la conscience sur ce qui se passe en réalité. Nathalie part avec sa colère inconsciente, retourne en partie  sa colère contre le thérapeute sans jamais rien lui dire et quelques temps après,  se déclenche une hépatite…

Il est très important de ne jamais fuir une thérapie de la sorte. Le thérapeute est là pour entendre la colère du patient même si c’est contre lui. Le thérapeute est capable de prendre de la hauteur et comprend que cette colère ne lui est pas destinée en réalité.

  •  Faire face et grandir

En revanche, quand  le patient réussit a franchir cette étape, qu’il ne fuit pas la réalité et lui fait face, l’évolution est énorme. Le patient se rend compte que, même s’il y a de la colère en lui, d’abord il est capable de la regarder en face et de la transformer pour l’éliminer et ensuite, qu’ il reste quand même une personne digne d’être aimée et aidée. Le thérapeute est toujours là, présent et soutenant. Il n’a pas besoin d’être un « gentil petit garçon » ou une « gentille petite fille » pour que ses parents l’aiment et s’occupent de lui…

Il comprend et accepte le « je suis aimé tel queje suis ».

Pour qu’une thérapie réussisse , il y a souvent un moment ou l’on doit mettre son orgueil dans sa poche et accepter d’entendre ce qui nous dérange, accepter de ne pas toujours avoir raison, de ne pas tout savoir, même si on a fait de longues études théoriques…

C’est alors que les progrès sont fulgurants et que l’on acquiert une grande indépendance dans nos relations et une grande force intérieure.

La violence faite aux enfants

Therapie-psycho-corporelle_bandeau4Il y a quelques jours, je suis tombée  par hasard sur une émission  dans une grande  radio française où il était question des fessées données aux enfants.

Des parents témoignaient en expliquant qu’ils l’utilisaient pour mettre des limites : limite a un danger par exemple, limite à une réaction émotionnelle de l’enfant (refus, colère…). Ils disaient qu’eux même avaient reçu des fessées dans leur enfance et donc trouvaient normal de faire pareil.

  • C’est quoi, la violence ? 

Ce que j’entendais me laissait perplexe tout en reconnaissant que le sujet est délicat.

Je vais  parler, dans cet article, des fessés ou des tapes données avec une énergie de colère, d’exaspération, d’humiliation et qui font mal physiquement ou psychiquement à l’enfant. Il faut aussi être conscient que suivant la personnalité de l’enfant, le ressenti de chacun sera différent en fonction du degré de violence.

Dans tous les cas, il me semble fondamental  de réaliser qu’un enfant, c’est un tout petit bout d’homme. Il est faible par nature, il n’a aucune défense. C’est du beurre !!  Un enfant n’a pas de force physique. Il est forcément dominé par la force de l’adulte, sa taille, sa rapidité… sa voix qui lui fait peur. Parfois,  l’adulte utilise aussi des mots menaçants, culpabilisants, pour faire céder l’enfant à son bon vouloir.

  • L’enfant se résigne ou devient agressif

L’enfant  ne  peut que crier de peur, de douleur ou de colère. Puis au fil du temps, il finira par s’adapter suivant son caractère : soit, il se résignera  à cette violence, il sera toujours triste, se comportant comme une victime, s’échappant dans son monde, ayant peur de tout. Soit, il sera toujours en lutte contre les autres, toujours agressif, sur la défensive et peu respectueux des autres.

Mais il ne pourra réellement exprimer les choses que bien plus tard, si il y arrive un jour !

  • Avertir et Protéger le danger 

Si l’enfant risque un danger, c’est à l’adulte de le  protéger du danger. Par exemple, si l’enfant touche les prises électriques, c’est à l’adulte de protéger les prises. Si un enfant s’approche trop d’une fenêtre, l’adulte doit penser à la maintenir fermée.  On  pourrait comparer cela avec les dangers  sur une piste de ski alpin par exemple ;  quand il y a un précipice proche, un danger éventuel,  les guides-responsables mettent un panneau pour avertir du danger ou une barrière pour défendre le passage. Sur la plage, quand il y a une attaque de requins, les sauveteurs mettent des panneaux « baignade interdite » et parcourent la plage pour interdire l’entrée dans l’eau.

Pourquoi disputer l’enfant et parfois le taper s’il tente de jouer avec ce qu’il ne comprend pas ?

Le rôle de l’adulte est de mettre les « barrières » et d’expliquer le danger.

  • les raisons de la colère

Si l’enfant est énervé et « fait une crise », l’adulte peut commencer par chercher l’origine de cette colère : L’enfant est un être hyper-réceptif qui va réagir à l’énergie dans laquelle il baigne et donc il va réagir à la pression de sa famille, de l’école, de ses professeurs…

L’adulte doit toujours se demander s’il n’est pas lui même dans une colère non avouée que l’enfant ressent et va exprimer à sa place. N’est -ce pas l’adulte qui vit sous pression et qui  rentre à la maison le soir, fatigué, énervé, frustré  ?  N’est-ce pas le professeur qui exige des résultats, soumet aux examens, tout en étant fatigué par le nombre d’élève à gérer ?

Il ne faut jamais oublier le rôle de l’énergie de l’adulte encadrant dans ces cas là. La responsabilité « des crises » n’est pas toujours du seul fait de l’enfant comme on le décrétait systématiquement dans l’éducation « à l’ancienne ».

  • Soumission à l’autorité

De mon point de vue, l’enfant nait toujours bon, loyal, honnête, aimant. Ce sont les évènements traumatisants de sa gestation puis de sa vie et les personnes qui s’occupent de lui qui vont influencer son caractère.

Nous sommes dans une société qui n’a plus conscience de sa violence. Les médias, les films, les informations, les jeux,  la justifient quotidiennement à leur façon. Ils l’a rendent  juste, légitime, normale.

Comment pouvons nous faire évoluer notre société si nous utilisons toujours  la maltraitance pour rendre docile les enfants, toujours ces même schémas archaïques ? Leur corps va mémoriser cette réponse violente comme « normale »  et elle se réactivera à la première occasion. La solution aux conflits sera encore et toujours la violence.

Comment ces enfants maltraités, soumis au pouvoir et aux pulsions répétés de l’adulte pourront devenir des adultes indépendants, confiants dans la vie, dans les autres ? Comment pourront-ils exprimer leur personnalité si elle a été soumise dés l’enfance ?…  Ils ne le pourront pas ! … Ils auront peur de toute autorité, tout le temps. Peur de  leurs parents, de leur patron, de leur mari, de leur femme…

Ou alors, ils seront constamment en guerre, en lutte contre tout et toujours sous pression. Leurs cellules auront assimilé cela comme un programme dans un ordinateur, un fonctionnement automatique.

  • La Bienveillance est nécessaire avec les enfants

On pourrait voir ici,  la différence entre éduquer un enfant  et élever un enfant : l’éduquer, c’est  le soumettre, le formater à un pouvoir, des conventions,  lui interdire l’expérimentation, voire, le culpabiliser d’avoir expérimenter quelque chose !

Alors qu’élever un enfant, c’est respecter sa personnalité, lui  laisser exprimer ses  émotions, son identité,  le protéger tout en le laissant expérimenter la vie. Et il est important  de le laisser parfois se tromper, sans le surprotéger par peur. L’expérimentation est une des meilleures écoles de la vie.

Finalement, c’est quand le parent a peur qu’il devient autoritaire, rigide et violent.

L’idéal serait que  les adultes prennent conscience de leurs peurs, de leur violence et  les reconnaissent pour les défaire. Leur regard sur la vie changerait car il ne serait plus focalisé sur la peur du danger, mais sur la joie d’expérimenter la vie. Car  l’enfant, lui , s’harmonise avec le regard de ses parents. Il se conforme au regard que ses parents portent sur la vie et donc sur lui.

Un parent confiant dans la Vie transmettra cette confiance à son enfant.

  • Petits conseils en cas de colère

Avant de conclure cet article, je voudrais  donner quelques petits conseils qui pourraient servir en cas de grande colère d’un adulte devant un enfant  :   La première chose que l’adulte doit faire quand il sent monter sa violence est de s’isoler.

Soit, il passe le relais à une autre personne et s’éloigne de l’enfant en allant dans une autre pièce ou il sort dehors. Soit, l’adulte en colère est seul avec l’enfant et pour éviter de lui faire du mal,  il peut le mettre dans sa chambre, et si c’est un bébé, il le pose dans son lit.  Ainsi l’adulte peut s’éloigner sans risque pour l’enfant. La colère peut  se libérer en tapant sur des coussins par exemple ou en allant prendre une douche chaude, en ayant à l’esprit que l’eau va nettoyer cette émotion violente.

Il est vrai qu’il n’est pas toujours facile d’être juste et serein avec nos enfants avec les vies hyperactives et sous pression que nous avons aujourd’hui. Mais pourtant … cette bienveillance avec les enfants est fondamentale pour faire évoluer notre civilisation vers plus de paix et de respect.

 

Pour aller plus loin sur le sujet, une émission radio très intéressante et juste :

Olivier MAUREL « la violence éducative et parentale »

http://www.bob-toutelaverite.fr/Olivier-Maurel-La-Violence-Educative-et-Parentale_a1085.html

Notre corps, notre temple

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  • Notre corps, notre temple….

Nous, les humains, sommes tous constitués d’un corps surmonté d’une tête !

Notre société fait beaucoup cas de notre « tête ». C’est l’héritage européen  du siècle des Lumières qui a voulu faire  triompher la raison. C’est aussi  la religion catholique qui a décrété le corps comme impur et inutile dans toute spiritualité…En France, nos écoles, notre éducation, notre regard sur  la vie sont depuis longtemps basés uniquement sur la raison, l’intellect…et la contestation.

Mais qu’en est-il du corps ?

  • Les civilisations orientales n’ont jamais coupé le lien corps et esprit au cours de leur histoire

Leurs médecines prennent en compte l’humain dans son intégralité. En Inde, c’est la médecine ayurvédique, en Chine, la médecine chinoise, etc..En France et en occident, nous nous sommes beaucoup éloignés du corps.  Nous avons « soigné » la tête avec la psychanalyse par exemple, mais sans faire de travail évident en lien avec et sur  le corps.

  • Le corps nous parle

Pourtant, lorsque l’on vit un choc qui nous fait peur, facilement nous disons «  cela m’a fait un coup au ventre », « mes jambes se sont dérobées », « je ne pouvais plus respirer », ….

On voit bien que le corps est lui aussi touché lors de cet événement bouleversant. Parfois même, il y a des conséquences corporelles : un bégayement après une séparation douloureuse, de l’asthme après un abandon, une anorexie après une peur de mort, …

Nous pouvons donc constater que notre corps va garder une mémoire de cet événement et va l’exprimer à sa façon, en fonction de la personnalité de chacun et aussi de son histoire. Je me souviens d’Emma, une patiente de 30 ans, souffrant d’embonpoint depuis qu’elle avait l’age de 6 ans, âge où son petit frère était né. Cette naissance avait réactivé la mémoire du  traumatisme d’abandon qu’elle  même avait vécu à sa naissance. Et son corps s’était « défendu » de  cette mémoire douloureuse pour elle  par l’embonpoint.

  • Les mémoires cellulaires peuvent être très anciennes

Il arrive même que le corps exprime des mémoires de traumatismes qui n’appartiennent pas au sujet mais à l’un de ses parent. Aurélie, une patiente qui avait toujours vécu avec ses parents et qui n’avait jamais vu la mort de près,  souffrait pourtant d’importantes peurs de mort et d’abandon. En réalité, c’était son père qui dans son enfance, avait vu mourir son petit frère d’un accident brutal. La patiente portait en elle la mémoire de cet évènement qu’elle n’avait pourtant pas vécu mais qui  avait été réactivé chez son père,  au moment de la fécondation d’Aurélie.

  • Le corps, par l’intermédiaire de l’eau des cellules, garde la mémoire de tout ce que nous vivons.

Mais aussi de tout de ce que nos parents  nous ont transmis inconsciemment. En effet, il est important de se souvenir que les humains sont tous issus de deux cellules, l’une du père et l’autre de la mère : l’ovule et le spermatozoïde.

Des travaux scientifiques ont été réalisés par  Jacques Benvéniste et ont démontrés que l’eau gardait la mémoire de ce qui l’avait informée. C’est d’ailleurs tout le fondement de l’homéopathie.

  • Pour soigner, il convient d’examiner le patient  dans sa totalité

Pour guérir, il semble évident désormais qu’il faille  regarder l’être humain dans sa globalité, la tête  et le corps. Le mot « guérir » prend ici un sens précis. Guérir, c’est comprendre l’origine du mal, reconnaître cette origine pour l’accepter, la digérer et l’éliminer.

  • L’origine d’une maladie ou d’un mal–être est toujours émotionnelle

Lorsqu’un enfant fait une otite ou une rougeole, lorsqu’un adulte a un rhume, ou un lumbago par exemple, quelque soit « la-mal-a-dit », l’origine est toujours émotionnelle. Si l’on arrive à retrouver cette peur émotionnelle d’origine et que le sujet travaille à dépasser cette peur, alors on peut très facilement enrayer le développement de la maladie. C’est  la voie royale de la guérison sans médicaments…

Dans le cas contraire, on soignera seulement un symptôme, qui probablement se déplacera ailleurs, plus tard….c’est aussi le problème des  médicaments allopathiques qui vont faire taire la douleur, donc le message envoyé par le corps et nous empêcher de comprendre l’origine émotionnelle.

Il est donc vraiment important  de se reconnecter à son corps s’il l’on veut entendre et transformer ces douleurs qui nous poursuivent parfois depuis de longues années et surtout si l’on veut s’en débarrasser définitivement.

La Reliance : se reconnecter a soi-même

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  • Qui suis je ? 

Vous avez sans doute déjà entendu dire une personne dans votre entourage qu’elle se sent perdue , qu’elle ne sait plus où elle va dans la vie, qu’elle ne sait  même plus qui elle est.

C’est parfois nous même, qui nous sentons sans repères.

Une sensation d’être coupé de soi, de son âme et de ne plus savoir ce qui est bon pour nous. En somme, d’avoir perdu un peu de son identité.

  • Les violences vécues nous coupent de nous-même et de nos ressentis

La société dans laquelle nous vivons est particulièrement  « douée » pour nous amener dans de tels états.

Plusieurs causes à cela : un traumatisme, un choc violent vécu dans l’isolement et qui nous éjecte de nous même ; une éducation trop rigide, trop enfermante qui nous interdit de respecter nos intuitions, des maltraitances physiques qui nous coupent de notre corps, de nos  ressentis, des religions qui sont pesantes par leur dogmes et leurs interdits…

A cela peut se rajouter une absorption importante de produits chimiques et synthétiques qui vont bloquer la physiologie naturelle dans le corps (médicament, vaccins,  pesticides, polluants, colorants, gaz toxiques, etc…)

Nous sommes d’ailleurs beaucoup à cumuler un peu de tous ces éléments à des degrés différents.

Tout cela nous empêche d’être relié à nous même.

  • Reconnection à notre identité

C’est en cela que le travail de psychothérapie corporelle est efficient car il prend en compte toutes ces causes et s’occupe de les défaire, de les dissoudre. Il va prendre en compte la totalité de l’humain : son psychisme et  son corps.

Ainsi, au fil des transformations, de la libération de ces éléments toxiques, le patient se rapproche de lui même, de son identité et il peut enfin se relier à lui même, à son âme.

Il pourra alors trouver lui même des réponses à ses questions existentielles.

C’est un travail de reliance qu’il est important aujourd’hui de réaliser pour pouvoir faire face à une société qui se disloque et qui nous éparpille…

L’Univers Psycho-Corporel

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L’univers de la thérapie Psychocorporelle méritait un blog pour vous aider à mieux la comprendre et la situer parmi les thérapies psychologiques alternatives.

On y parlera de ses origines, de ses méthodes et de comment la thérapie psycho-corporelle peut vous aider face à l’angoisse, au stress, au mal-être ou aux sensations dépressives.

Au travers de cas concrets et d’exemples, de commentaires sur l’actualité ou de partages de lectures, je veux vous faire découvrir cette thérapie encore trop méconnue qui unit la pensée au corps et à l’âme.
Avec ce blog, je veux aussi vous faire partager les découvertes, les expériences, et les rencontres qui enrichissent ma maîtrise de thérapeute et me permettent d’améliorer sans cesse la pratique mise au service de mes patients.

A bientôt pour de nouvelles publications.