L’eau, la matrice du vivant


L’eau est l’élément le plus important de notre planète puisqu’elle recouvre 70% de la surface du globe.
L’histoire de la vie s’est déroulée a 90% dans les océans et la première forme de vie sur notre planète, la première cellule se développe dans l’eau de mer.  Cette eau marine bénéficie de différents apports : le soleil, le brassage par les courants, la lune, des composants chimiques, des sels minéraux.. En définitive, cette eau est chargée d’informations diverses.

De même, nous les humains, nous nous développons pendant 9 mois de gestation dans l’eau, une eau qui a des  composants identiques à l’eau marine.
Et comme  notre planète, le corps humain est constitué de 70% d’eau. Et 99% des molécules constituant notre corps sont des molécules d’eau H2O.

  • La base de la vie, c’est l’eau

L’eau a un rôle fondamental pour préserver la santé. C’est elle, en effet, qui permet de réaliser toutes les fonctions de l’organisme : digestion des aliments, circulation du sang, élimination des déchets, régulation de la température interne, etc… Lorsque nous nous coupons le doigt, les liquides organiques amènent vers la coupure les éléments nécessaires à la cicatrisation. C’est physiologique et naturel.

Nos larmes sont salées parce que tout notre organisme est imbibé d’une eau légèrement salée nécessaire au bon fonctionnement de nos cellules. Nous avons besoin de sels minéraux dissous dans l’eau pour vivre. Et tous les sels minéraux présents dans l’eau de mer le sont dans des proportions similaires à celle des liquides extra-cellulaires et du plasma sanguin de l’organisme humain. C’est ce que René Quinton appelait l’identité marine. L’eau est notre identité.

  • La digestion des émotions grâce à l’eau

L’eau est nécessaire au processus de digestion : De la salive dans la bouche aux sucs gastriques de l’estomac, du transport des nutriments par le sang jusqu’à l’élimination des déchets par les reins et le colon.
Nous avons donc besoin que notre eau circule pour que fonctionne notre système digestif ainsi que l’élimination et la régénération.

Notre estomac digère beaucoup de choses : des aliments bien sur mais aussi et on l’oublie souvent, les émotions.

Une peur,  un choc sont  vécus avec le corps : notre estomac se serre, nos poings se crispent, nos muscles se tendent.. L’eau de notre corps va s’imprègner et mémoriser la peur. Si notre système digestif ne fait pas le travail de digestion à la suite de ces peurs, celles-ci vont  continuer d’exister dans nos cellules et s’activer dés qu’une situation semblable se représente.
Les traumatismes vont s’inscrirent dans le corps sous forme de molécules de plus en plus compliquées et rigides. Ces molécules vont se déposer sur les membranes, les articulations, les nerfs, la lymphe, etc. et finir par bloquer la circulation de l’eau dans notre corps. Elles vont alors constituer des programmes de mémoires  douloureux et répétitifs.
Nous avons oublié que nous avions ce pouvoir de digestion des émotions négatives et donc de libération et de transformation de notre état émotionnel.

  • Digérer grâce au travail psychocorporel

Le travail de thérapie psychocorporel propose de retrouver ce pouvoir personnel de digestion des émotions, de libérer les mémoires cellulaires très anciennes, cela même quand les souffrances ont été héritées de nos parents et grands parents.
Retrouver son pouvoir de digestion des mémoires bloquées dans les cellules, c’est sortir de la dépression bloquée depuis longtemps et activer la transformation véritable.
C’est retrouver la joie de vivre.

Et comme il est dit dans le documentaire « Water, le pouvoir secret de l’eau » : « Rien dans le monde n’est plus souple et plus faible que l’eau. Mais pour enlever le dur et le fort, rien ne la surpasse. »

Ressentir

Nous connaissons tous nos cinq sens dont notre corps est pourvu : l’ouïe, l’odorat, le goût, la vue et le toucher. Ils sont dotés d’influx nerveux, d’organes sensoriels, d’os, qui transmettent des vibrations et des informations à notre cerveau qui se charge de les analyser et de les comprendre.

Grace à nos sens, nous pouvons ressentir dans notre corps diverses émotions et de multiples sensations qui vont nous informer plus précisément sur la nature de l’expérience que l’on est en train de vivre : Plaisir ou douleur.

  • Développer nos ressentis

Le travail de psychothérapie lié au corps va permettre de libérer nos sens, d’en développer leur capacité et de se reconnecter à ces multiples informations qui nous traversent. C’est une façon de développer nos sensations personnelles et d’augmenter notre communication non verbale avec les êtres vivants, humains, animaux mais aussi les végétaux et parfois le minéral.

  • Mine d’informations

Augmenter et développer nos ressentis corporels est d’un grand intérêt pour nous les humains car ils nous permet d’avoir accès à des informations que le mental nous coupe.
Par exemple, l’intuition, c’est souvent une première pensée, fulgurante, qui arrive avant les préjugés, le raisonnement. Elle n’est accompagnée d’aucune émotion et on ne peut pas l’expliquer ou la justifier. Malheureusement, on l’écoute rarement car le mental prend rapidement le dessus en nous faisant croire que c’est n’importe quoi, ou que c’est impossible.
Mais l’intuition peut aussi s’exprimer par le corps. A l’occasion d’une rencontre ou d’une nouvelle expérience, on peut ressentir dans son corps la joie, l’enthousiasme, ou alors la peur dans le ventre, une angoisse au plexus. Ces informations en réalité nous préviennent de la suite et nous disent Go, Stop ou Prudence !!

  • Lâcher le contrôle du mental

Finalement, l’important est d’essayer de lâcher le contrôle et la lutte dans le mental pour laisser parler nos ressentis corporel et intuitifs. Cela peut nous guider vers de très belles expériences qu’on hésiterait à tenter…ou nous éviter des échecs douloureux.
Toutefois, l’échec serait quand même positif car il serait utile aux prises de conscience concernant notre fonctionnement personnel.
Pour lâcher le contrôle mental, il convient d’apprendre à revenir dans son centre, dans son ventre. La méditation est une aide, le sport en est une autre,…
Il faut parfois reconnaître en conscience notre peur de ressentir dans notre corps. Peur de ressentir la peur, peur de ressentir la douleur, peur de ressentir trop de plaisir. Dés lors, avoir  conscience de notre peur de ressentir permet de défaire cette peur, de la neutraliser et donc pouvoir accéder plus souvent à nos ressentis.

La révolution de l’Esprit

Pour bien commencer cette nouvelle année 2018,  que je vous souhaite sereine et douce, je vous transmets cette video de Tistrya. « La révolution de l’esprit ».

Les intervenants expliquent chacun un peu à leur façon, la direction que je prends  dans mes séances dans l’accompagnement de mes patients. L’important est de modifier nos pensées « racines » , celles qui viennent de loin et dont nous n’avons plus conscience,  pour transformer notre présent.

Je vous souhaite un agréable moment….

 

 

 

Le solstice d’Hiver

Hier, nous étions le 21 décembre, jour d’équinoxe d’Hiver. C’est un des jours les plus important de l’année puisqu’il est le jour qui nous rend la lumière.

L’année 2016 se termine dans une grande accélération. Tout ce qui a été semé dans le passé se récolte aujourd’hui à grande vitesse et parfois de façon très surprenante. Tout ce qui était encore plus ou moins conscient remonte à la surface et demande à être corrigé, libéré ou pacifié.

Cette fin d’année nous impose un grand ménage dans nos relations, dans nos possessions matérielles comme dans nos projets de vie.

Il est vrai qu’en numérologie, 2016 était une année 9, fin de cycle !

L’année 2017, année 1, marque donc le début d’un nouveau cycle de 9 ans. Cette nouvelle année s’annonce prometteuse !

C’est un nouveau cycle où chacun aura l’occasion de prendre sa place, sans empiéter sur celle de l’autre, tout en collaborant ensemble à la création d’un nouvelle Terre. Trouver sa place et la prendre représente souvent la quête d’une vie. Mais les impulsions de notre époque nous précipitent sur le bon chemin.

Tous cela implique de se reconnaître soi-même : Qui suis je ? Qu’est ce que je suis venu exprimer durant cette vie ? Quels sont mes talents, mes dons, mes qualités ? Pour manifester l’Amour, la Joie, la Beauté ici et maintenant.

Obtenir les réponses à ces questions fait partie de notre chemin de vie.

Dans tous les cas, dés aujourd’hui, il est bon d’accepter de bouger de quelques degrés, de prendre un grand virage de coté voir, de faire ½ tour pour être soi-même.

La vie est constamment en mouvement donc nous aussi, nous devons l’être.

C’est ainsi qu’on accède au Bonheur.

Très bonne fin d’année 2016 à tous ….

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L’eau, passeuse de conscience

Notre physiologie repose sur l’eau

Dans la thérapie psycho-corporelle que je propose, l’eau de notre corps est la base du travail.
En effet, la première forme de vie sur terre, la première cellule, est apparue dans l’eau. Le foetus humain, lui aussi, se développe dans l’eau (le liquide amniotique) et le corps humain est composé essentiellement de molécules d’eau. (99%)
L’eau est donc notre origine et notre identité. On en déduit alors que l’eau est le support de la conscience et donc de notre âme.
C’est pourquoi nous devons nettoyer, dépolluer et libérer l’eau de notre corps de tous les déchets toxiques accumulés pour que la vie circule plus facilement en chacun de nous. Plus notre eau est libre et circulante, plus nous sommes en connexion avec notre âme, et donc , plus nous pouvons donner un véritable sens à notre vie.

Un article diffusé par INREES reprend ces affirmations en utilisant d’autres termes, plus scientifiques en lien avec la physique quantique…en voici un extrait.

 » L’apparition de la conscience au cœur du vivant reste un mystère à élucider. Pour le Pr Marc Henry, l’eau, composante majeure de nos physiologies, pourrait détenir des clés surprenantes.

L’eau participe forcément à l’apparition de notre conscience », révèle Marc Henry, professeur de chimie à l’université de Strasbourg et chercheur associé au CNRS. La vie est née dans l’eau et celle-ci est bien plus qu’un simple liquide corporel. Composante majoritaire et intime de notre être, elle fait non seulement 70 % de notre poids – soit les 3/4 de notre corps – mais « elle compte pour 99 % du nombre de molécules qui composent nos cellules », souligne ce spécialiste de l’eau. Plus petites en taille, écrasantes en nombre, les molécules d’eau sont notre matière première fondamentale.

Pourtant, nos modèles de compréhension du vivant sont souvent envisagés de manière anhydre. Nous représentons par exemple l’ ADN sans les millions de molécules d’eau qui la structurent – et sans lesquelles son fonctionnement est altéré. « Il faut non seulement remettre l’eau au cœur du vivant mais au centre du débat sur la conscience. Si nous sommes faits essentiellement d’eau, celle-ci joue forcément un rôle dans l’émergence de nos capacités psychiques », appuie Marc Henry.

H2O fait des vagues

Fuyant la solitude, H2O cherche constamment à tisser des liens. Zoomer sur une goutte d’eau est comme regarder une ruche au moment de son activité la plus intense. Ca grouille de connections qui se font, se défont, se refont toutes les 10-12 secondes. C’est d’une rapidité extrême. Et c’est là que l’énigme affleure. Au cœur de cette plasticité relationnelle incroyable, apparaissent des phénomènes de synchronisation déconcertants. Tels les poissons d’un banc agissant à l’unisson, les oiseaux d’une volée homogène, nos molécules d’eau vont parfois opérer de manière coordonnée. En un instant, elles se mettent toutes à s’orienter dans la même direction et à avoir le même comportement. « En physique quantique des champs, cela s’appelle une cohérence de phase : un nombre de molécules d’eau, impossible a compter car fluctuant, se comporte comme un groupe cohérent pendant un certain temps », détaille le Pr Henry. Nos molécules d’eau semblent surfer sur des vagues invisibles. (…)

la suite se trouve sur :
http://www.inrees.com/articles/Eau-passeuse-conscience/

Le concept du continuum, A la recherche du bonheur perdu

Therapie-psycho-corporelle_bandeau4« Le concept du continuum, A la recherche du bonheur perdu »

de Jean Liedloff     –     Edition Ambre – 1er édition 1975 et révisée en 1985

Voici un livre très intéressant que je viens de lire et que je souhaite partager avec vous.

L’auteur  décrit les relations des indiens Yekwanas avec leurs enfants. Ces indiens portent constamment leurs enfants dans leurs bras jusqu’à ce qu’ils aient 8 mois,  leur assurant confiance et autonomie dans leur avenir. Ce livre fait le parallèle avec nos habitudes occidentales qui ont oublié beaucoup de leurs principes sages et naturels.

J’en ai rédigé un résumé afin de mieux appréhender son argumentation et les bienfaits dont nos bébés et futurs adultes pourraient bénéficier.

  • Au commencement

Alors qu’elle découvre l’Europe et l’Italie,  Jean Liedloff est invitée par hasard par deux italiens à se joindre à eux dans une expédition au Venezuela, une région traversée par la rivière Caroni. Elle saute dans l’avion qui va l’emmener a destination de la jungle, … l’harmonie à grande échelle.

Après huit mois de vie dans la jungle, elle se sent à l’aise avec les indiens Tauripans et la vie dans la nature.Ce peuple était heureux. Les enfants ne se battaient jamais, n’étaient jamais punis, obéissaient de bon cœur.

Lors de sa 2e expédition, elle rencontre les tribus Yékwanas et Sanemas dans le haut du bassin du Caura près de la frontière brésilienne, isolées du monde par la forêt tropicale. Ces indiens ne connaissent pas la tristesse et le mot « travail » n’existe pas. Aucune pression, aucune compétition dans leur fonctionnement ; juste le sentiment de répartir les tâches et d’allier les forces des uns et des autres. Ils économisent leur force en se concentrant sur leur tâche sans jamais fabriquer de pensées négatives.

Jean commencent alors à remettre en question certaines de nos croyances occidentales : le progrès est bon,  les loisirs sont plus agréables que le travail,   les enfants appartiennent à leurs parents,  la vie doit être régie par des lois… et met à jour le concept du continuum.

  •  Le concept du continuum

Au fil du temps, l’évolution des hommes s’est éloignée du cadre naturel qui l’avait si parfaitement adapté à la vie. Plus rapidement encore, au cours des dernières générations, les connaissances instinctives ont été remplacées par des doutes générés par la science et  l’intellect.

Cela s’applique aussi à nos comportements avec les  bébés. Dominés par notre intellect, nous ne savons plus ce qui est bénéfique et naturel.

Comment le corps d’un humain et son psychisme savent- ils répondre a l’avance à ses besoins ?

Le secret, c’est l’expérience. Ces expériences (qui  commencent dés la fécondation, dans la première cellule) ont permis l’adaptation à la température, à la nourriture, aux besoins nécessaires à la vie.  Et donc chaque nouvel individu qui nait dans un certain endroit de la Terre  reflète l’expérience qu’il s’attend à rencontrer.

Mais quand l’intellect prend le dessus et dicte ce qui est bénéfique, c’est la frustration et le manque qui émerge.

  •  La naissance

Dés sa naissance, le bébé n’est que sensations. Tous ses sens sont ouverts. Il vient de passer de l’eau à l’air, de l’utérus au berceau.  C’est un énorme changement.

Un nouveau né dans les bras de sa mère retrouve le contact in utéro, le mouvement de vie de la mère, la sécurité et ainsi,  le temps n’existe pas.  Mais dans un berceau, le bébé seul ne ressent plus aucun contact,  alors le temps dure  beaucoup plus longtemps et le désespoir puis la résignation s’installent.

A l’inverse, quand l’enfant est porté, il ressent un sentiment de plénitude. Pour la peau du bébé exposée pour la première fois à l’air, toutes les cellules nerveuses ont un besoin extrême de caresses, de douceur, d’amour.

Aujourd’hui, les jeunes mères lisent des livres  de méthode pour élever leur enfant. Elles ne font plus confiance ni à leurs compétences innées, ni aux signaux émis pourtant clairement par le bébé.

Et pourtant, s’il pleure, c’est qu’il est malheureux ! Et si la maman ne répond pas aux demandes d’amour et de contact du bébé, c’est le vide et le désespoir qui prennent la place.

Tous les sens du bébé vont s’adapter aux besoins et le système nerveux joue le rôle du programmateur. Et ce que ressent le bébé avant même de pouvoir penser détermine en grande partie sa vision future des choses.

  •  Le continuum des enfants Yekwanas

Dés sa naissance, le bébé indien est porté et emmené partout. Tout en dormant, il est dans l’action, parmi les voix des siens et dans le mouvement  du rythme journalier de celle ou de celui qui le porte. La phase des bras dure de la naissance à la marche à quatre pattes (8e mois). Durant cette période, il emmagasine de l’expérience. Il observe, il dort, il mange, il gazouille, détendu et passif. Sa vie pleine d’action est en accord avec la façon de vivre de ses ancêtres et répond aux attentes de sa nature. Cela permet à ces enfants d’être capables de  s’adapter et d’être à l’aise dans de très nombreuses circonstances.

Les naissances des bébés Yekwanas se passent sans traumatismes. Le bébé reste en contact étroit avec la mère , il est calmé par ses caresses, le cordon ombilical est coupé quand il a cessé de battre , la mère donne le sein a son petit sans attendre. C’est un moment très important  où se passent la rencontre et  l’attachement entre la mère et l’enfant.

  • Que se passe-t-il dans nos maternités occidentales ?

Naissance programmée par la chimie, utilisation d’instrument en acier, des spots lumineux éblouissants, des gants en plastique, du désinfectant très odorant, du bruit, de l’agitation… Puis l’enfant est séparé rapidement de la mère pour être pesé, lavé, examiné, testé… et enfin mis tout seul, dans un berceau, enveloppé par un vêtement sec (quand ce n’est pas dans une couveuse !).

L’enfant se réveille dans un lieu vide, il pleure, il appelle le contact, il hurle, puis épuisé d’appeler, il se rendort.

D’après diverses recherches, lorsque tout ce stimulus d’attachement à la naissance n’est pas permis, c’est une réaction de deuil qui s’installe. Dans l’histoire des naissances humaines, cela fait référence aux bébés morts-nés et la réaction psychobiologique est une réaction de deuil.

Après la naissance, c’est ensuite la peluche inerte, la tétine en caoutchouc ou le pouce qui devront compenser le vide  et la solitude causés par  le manque de contact et de tendresse de la mère.

Les mères demandent conseils à leur mère, « qui ont toujours fait comme cela » ou a « des hommes médecins », qui ont pris la place des sage- femmes au cours du 20e siècle,  qui n’auront jamais expérimenté l’accouchement de leur vie d’homme !

  •  Les conséquences de ces  violences à la naissance sont graves.

« L’indépendance et la maturation émotionnelle trouvent essentiellement leur origine dans la relation dans les bras. »

Quand le continuum n’a pas eu lieu, quand le bébé n’a pas été dans un contact tendre avec la mère dès la naissance, il est très difficile de se libérer de ce manque de la mère. C’est seulement par un travail assidu  et thérapeutique  que l’on peut essayer d’améliorer les choses.

Mais le contact corporel délicat et tendre est fortement handicapé.

Et ces besoins non satisfaits vont souvent entrainer d’importantes confusions entre sensualité et sexualité. La sexualité devenant la seule forme de contact et d’affection.

  • Grandir

L’enfant va toujours  agir en fonction de ce qu’on attend de lui.

Chez les Yekwanas,  la mère qui s’occupe de son petit est parfaitement détendue. Elle est réceptive et disponible à chaque moment ou son bébé vient vers elle sans pour autant interrompre ses tâches. Elle ne prends pas l’initiative des contacts et n’y contribue que passivement. C’est le bébé qui demande et qui reçoit toujours. Il est actif, elle est passive.

Les mères s’attendent à ce que le bébé soient de partout en sécurité. Les bébés n’ont pas de tendance suicidaire et possèdent toute une série de mécanisme de survie allant de leur sens à une forme de télépathie. L’ultime objectif des activités de l’enfant est de développer sa confiance en lui. Lui donner trop ou trop peu va à l’ encontre de cet objectif. Et il y a absence de toute forme de pressions sur les enfants. Jamais, les adultes n’essaient d’imposer leur volonté.

L’enfant est sociable de nature. Cette sociabilité innée est aux antipodes de nos croyances civilisées  selon lesquelles un enfant doit être modelé pour le sociabiliser. En occident, si la mère s’attend à ce que son bébé tombe, et comme le bébé  fait ce qu’on attend  de lui, il risque de se conformer aux peurs et appréhension des parents …(-ne laisse pas tomber l’assiette ! , Attention ! tu vas tomber ! -).

L’intellect propre à l’humain est capable de contredire sa nature évoluée et des aberrations apparaissent. En occident, c’est l’intellect, le mental  qui mettent la confusion.

En réalité, chez les Yekwanas, très peu d’accidents ont lieu dus aux dangers. Cela réside dans la prise de responsabilités de chacun. En occident, ce sont les adultes qui ont la charge de  veiller sur les enfants. Or, personne d’autre ne peut être plus constant et alerte que soit même. C’est ainsi que se forge la confiance en soi.

  •  La société

Pendant des millions d’années, avant que l’intellect de nos ancêtres ne réfléchissent à la mort, nous vivions dans le présent, comme les animaux, incapables de nous créer des soucis. C’est quand le choix devient possible qu’ apparait alors l’incapacité de bien choisir. Dès lors, le bonheur cesse d’être la condition normale de la vie et devient un but en soi.

L’homme peut survivre dans des conditions contraires au continuum mais au péril de son bien être sa joie son épanouissement. Il se crée des fossés entre les générations et il n’y a plus de fierté ni de volonté  à devenir vieux. Or pour que les générations s’enrichissent, il faut que les acteurs aient une personnalité  comblée.

  •  Conclusion 

L’enfant surprotégé et faible est un enfant  dont la prise d’initiative a été constamment usurpée par une mère bien trop attentionnée. Porter le bébé pendant  6 à 8 mois crée de la confiance en lui  et jette des  bases sécurisées de son intégration dans la société.

Souvent, la plupart des parents ignore ce qui fait le plus souffrir leur enfant,  ils ne comprennent pas l’agonie du bébé  laissé en pleurs, son terrible désir et les conséquences de cette souffrance à se bâtir une vie heureuse.

Alors, sans attendre de changer la société, nous pouvons déjà commencer à nous comporter différemment  et délicatement avec nos nouveaux nés.