Après un grand moment sans publier, j’ai décidé de reprendre l’écriture de quelques articles sur les sujets qui m’intéressent en ce moment :
Des articles toujours en lien avec la psychologie et le corps, le transgénérationnel et le mieux-être, qui sont mes sujets de prédilection..
En ce moment, j’explore le microbiote : la flore intestinale dans nos intestins, support d’un bon fonctionnement physiologique mais aussi psychologique.
Et c’est ce que nous allons voir ensemble…
Nos intestins sont peuplés d’une flore intestinale ou microbiote qui joue un rôle majeur dans le processus de digestion, d’assimilation, d’élimination des déchets et aussi dans notre système immunitaire.
Mais pas seulement ….
- Les intestins, le 2e cerveau
Depuis la fin des années 90, avec les recherches du Dr Michael Gershon de NY, les intestins sont souvent qualifiés de 2e cerveau.
En réalité, le système nerveux entérique de l’intestin compte plusieurs centaines de millions de neurones formées dés le début de la gestation et qui pilotent plusieurs fonctions essentielles autonomes. C’est un second système nerveux d’où le nom de 2e cerveau !
- La Communication va des intestins vers les cerveaux
Le système nerveux Central et le système nerveux Entérique communiquent en permanence dans les 2 sens via le nerf vague et par le sang pour transmettre plein d’informations :
En fait, selon Giulia Enders « l’intestin est un conseillé très important pour les cerveaux, une sorte d’informateur. »
A 90 %, la communication du nerf vague va dans le sens intestin – cerveaux !!
De plus, la sérotonine, hormone de la sérénité est émise par les intestins et est envoyée aux cerveaux.
Ainsi, les recherches démontrent que le microbiote intestinal envoie des signaux aux cerveaux qui peuvent induire nos humeurs, nos pensées.
- Les parasites, envahisseurs invisibles du corps
Une alimentation mal équilibrée, des émotions fortes, l’alcool, les médicaments chimiques vont créer dans les intestins une inflammation. Et finir par perturber « le terrain » cher aux naturopathes.
Les intestins vont avoir du mal a fonctionner correctement et à faire leur rôle physiologique de transformation. La digestion sera bloquée, un déséquilibre s’installe dans le microbiote et c’est ce qui va faciliter l’envahissement par les parasites.
- Perturbations physiologiques et psychologiques
Quand le microbiote d’une personne est perturbé durablement et de façon excessive, il peut en découler des symptômes physiologiques dégradant la santé ( troubles digestifs, réactions cutanées), mais aussi des symptômes neurologiques ou psychiques : dépression, anxiété, troubles du sommeil, migraines…
Dans mon approche transgénérationnelle, on peut faire l’hypothèse aussi que ces perturbations du microbiote sont transmise de la mère à l’enfant et peuvent remonter à plusieurs générations. On pourrait chercher le lien avec des traumatismes vécus par la famille inscrits dans le microbiote et dans les cellules nerveuses.
- Un espoir pour le trouble bipolaire ?
Le Docteur Russel Hinton, un psychiatre australien a rapporté et publié en 2020 une rémission prolongée d’un trouble bipolaire après transplantation d’une greffe de microbiote. Il s’agissait de sa femme qui souffrait d’un trouble bipolaire sévère et avait essayé de nombreux traitements. Elle aurait été sans symptômes pendant 5 ans, sans médicaments.
Un 2eme cas a été publié par le Pr Gordon Parker, lui aussi psychiatre australien, qui a eu une réponse favorable sur un trouble bipolaire.
Une étude publiée en 2026 a randomisé 35 personnes souffrant de troubles bipolaires en phase dépressive : 17 personnes ont reçu une greffe provenant d’un donneur sain, 18 personnes ont reçu leur propre microbiote , avec un suivi pendant 24 semaines. Les 2 groupes ont améliorés leur dépression ! on peut en déduire que la greffe a bien entrainé une modification du microbiote avec une diversité bactérienne accrue et amélioré la santé psychologique des patients .
(in Revue 2025 sur les thérapeutiques microbiennes en psychiatrie )
- Et pour la dépression, l’autisme ?
D’autres essais sont en cours sur les troubles de dépression et de l’autisme montrant une réponse favorable.
Des études sont aussi faites sur des animaux : le transfert d’un microbiote de personnes anxieuses ou présentant des troubles psychologiques ont modifié le comportement de l’animal montrant certains aspect de la dépression humaine. (in Nature Medicine 2016)
Toutes ces études montrent que la bonne santé du microbiote influence aussi notre équilibre psychologique et probablement sur plusieurs générations.
Les mémoires de traumatismes, de violences, de chocs s’inscrivent dans les cellules du corps mais aussi dans le microbiote.
- Des soins naturels pour améliorer le microbiote et le moral !
La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’intervenir naturellement sur les intestins pour les déparasiter et pour modifier et améliorer la flore intestinale.
De tout temps, les plantes ont été utiles contre les parasites comme l’ail, l’huile de pépin de courge, le thym… On avait l’usage dans le passé de traiter régulièrement les enfants contre les vers.
Couplé avec une alimentation saine, du sport régulier, sans alcool et drogues, il est conseillé de nourrir notre microbiote avec des bactéries vivantes grâce à des yaourts hyperbiotiques fabriqués avec des souches spécifiques.
Le yaourt, mangé à jeun, est un très bon vecteur pour redonner vie au microbiote.
Le meilleure solution est encore de fabriquer soi-même ses yaourts, avec des ferments spécifiques. (Les yaourts industriels proposent très peu de bactéries vivantes)
Je vous donne les liens de l’article de Marion Kaplan à ce sujet et ses recettes.
https://application.vitaliseurdemarion.fr/articles/4225447242
Et comme nous l’a enseigné Hippocrate : « Que ta nourriture soit ta médecine, et ta médecine ta nourriture. »